Comté de Coudray Salbart, Comté de Bressuire, Baronnie de Parthenay

Propriétés de Gauvhin de Plantagenêt, comte de Salbart et de Gaëlik et Icie De Plantagenêt, Comte Bressuire et Barons de Parthenay et de leurs autres enfants Eldric et Nahysse
 
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 Centre de soins

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icie

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MessageSujet: Centre de soins   Mer 26 Oct - 23:50

La chaumière avait été aménagé pour recevoir les blessés quelqu ils soient. Les gens du château se relayaient pour aider les médicastres

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MessageSujet: Re: Centre de soins   Dim 30 Oct - 21:23



Les hommes avaient déposé Jake dans l’une des chambres de la chaumière, allongée sur une couche. Il ne bougeait pas toujours inerte, inconscient depuis qu’on l’avait retrouvé sur le champ de bataille. Marie-Louise était à son chevet et attendait inquiète l’arrivée du médecin et de l’épouse de son maître.


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Adeline de Courcy

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MessageSujet: Re: Centre de soins   Ven 4 Nov - 23:30

Adeline avait suivit le garde jusqu'à la Chaumière en question où devait se trouver Jake et d'autre blessé. Elle pressait le pas, impatiente, mais surtout anxieuse quant a ce qu'elle trouverait uen fois sur place. Peut etre était-il déjà mort depuis son départ de Paris.... Mais les garde l'aurait tout de même avertis... Dans quel état pouvait-il être ? Aurait-elle tout ce qu'elle avait besoin ? Pourrait-elle le soigner ?

Le garde la laissa sur le pas de la porte et Adeline, après l'avoir remercier rapidement, pénétra dans la bâtisse. Elle n'eut pas longtemps a attendre, a peine quelque pas plus tard, juste le temps de refermer la porte et de jeter un œil rapide autour d'elle, une jeune femme arriva pour l’accueillir et la baronne se présenta aussitôt.


-Bonjour, je suis Adeline de Courcy, le médecin de l'Ostel Dieu.


Elle voulu en dire d'avantage, lui demander ou était Jake, comment il allait mais sa voix se mourut dans le fond de sa gorge...

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MessageSujet: Re: Centre de soins   Sam 5 Nov - 19:21



Marie-Louise faisait du mieux qu’elle pouvait pour prendre soin du Seigneur de Valombre, mais n’ayant aucune formation médicale, il lui était difficile d’apporter le meilleur soin. Peu à peu, son maître s’affaiblissait devant elle, se sentant démunie. Alors elle priait le Très-Haut pour qu’elle ne lui enlève pas. Que ferait-elle de sa vie ? Elle ne pouvait pas le perdre, pas lui. Cela faisait des années qu’elle le servait et c’était toujours un plaisir d’être à son service.

Elle regardait souvent par la fenêtre de la chaumière si quelqu’un arrivait, en particulier la Baronne de Courcy qu’elle avait croisé à l’inauguration de l’Hôtel-Dieu de Paris. Alors que son inquiétude grandissait de jour en jour, la soubrette aperçu enfin la silhouette familière de la miresse.

Le garde les laissèrent sur le pas de la porte, et la soubrette s’inclina respectueusement devant elle, la saluant avec déférence du à son rang.


« Madame de Courcy, bien le bonjour, je suis Marie-Louise. Je vous amène de suite auprès de Sire Jake. »

Ils traversèrent une pièce, ils empruntèrent un petit couloir, et finalement elles entrèrent dans une chambre rustique. Jake était allongé sur une simple coupe, à peine éclairé par quelques bougies. Elle s’avança au bord du lit et lui expliqua la situation.

« J’ai fait ce que je pouvais Madame, on lui a nettoyé le sang, changer ses vêtements. Mais sa blessure à la jambe commence à suppurer et il a attrapé de la fièvre. Il avait également du sang à la tête. Je lui mets régulièrement un linge humide sur le front. Ce qui m’inquiète aussi c’est qu’il ne mange rien depuis qu'il est évanoui. Que puis-je faire pour y remédier ? »

Marie-Louise était affligée et pourtant elle avait encore la force pour aider son maître. Elle ne pouvait accepter son décès. Et son épouse qui n’était toujours pas venue le voir. Cela l’inquiétait beaucoup également. Et s’il lui était arrivé malheur aussi. La soubrette cherchait à cacher sa peine derrière un masque de déférence.


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icie

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MessageSujet: Re: Centre de soins   Lun 7 Nov - 1:38

Chaque matin, la comtesse faisait le tour des blessés et apportait quelques mots de reconfort. Elle se sentait bien impuissante face à ce desastre. Elle peinait à trouver justification à tant d'horreur, même si elle savait ce mal parfois necessaire à ce que certain appelait 'la justice". La suzeraine pouvait comprendre qu l'on use de force lorsque les paroles deviennent inaudibles. Une fessée remettait l'enfant desobesissant dans le droit chemin. Mais la femme, la mere, la diplomate, avait toujours un gout amer face à la violence.

Dans une chambre à part, Jake de Valombre était étendu. A ses côtés, Dame de Courcy et la fidèle Marie Louise. Elle s'approcha silencieusement.


Bien le bonjour Dame de Courcy, je suis Icie de Plantagenêt, la suzeraine de ce château. Vous avez là une lourde tache et je vous remercie d'avoir répondu à notre appel.
Pensez vous pouvoir le sauver? Si vous avez besoin de quelques onguents, de linges ou autre, faites le savoir. Nos gens se relaient aupres des blesses.
Une chambre est à votre disposition au chateau. Vous pourrez vous y reposer un peu.

Marie Louise, vous devriez aller vous reposer un peu. Ne vous inquietez pas, il est entre de bonnes mains. Allez aux cuisines, Gertrude vous donnera un repas plus substensiel que ceux que nous servons aux blessés.


Elle serra la main de Jake
Allons Jake, courage mon cher, nous vous sortirons de ce mauvais pas


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MessageSujet: Re: Centre de soins   Mar 8 Nov - 19:49



Marie-Louise discutait avec la baronne. Elle lui expliquait tout ce qu’elle avait fait comme soin minime. Et encore, comme la vue sang la rendait malade, elle n’avait pas pu le nettoyer. Elle ajouta ces quelques mots également.


« Comme vous me l’avez demandé Madame, j’ai apporté deux malles médicales que Sire Jake garde au manoir en cas d’urgence. Elles sont à côté du lit. J’espère que vous aurez tout ce dont vous avez besoin. »

Et une dame dégageant une grande présence et aux nobles atours entra dans la chambre. C’était la suzeraine de ce domaine et Marie-Louise baissa les yeux lui faisait une révérence gracieuse. La Comtesse se présenta d’abord à la baronne puis à elle-même lui proposer de se nourrir. Ce qui n’était pas de refus après toutes les émotions qu’elle avait eu, elle en avait oublié de s’occuper d’elle, ses pensées trop inquiète pour son Seigneur.

« Oui Madame la Comtesse, je vous remercie. Je vais prendre congé et suivre vos bons conseils. »

Elle inclina la tête aux deux nobles dames avant de se retirer avec tout le respect qu’il leur est dû à leur rang.


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Adeline de Courcy

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MessageSujet: Re: Centre de soins   Mer 9 Nov - 17:42

Adeline avait suivit la jeune femme, un peu anxieuse, un peu fébrile, s’attendant au pire, a tout et n’importe quoi. Dans quel état allait-elle le trouver ? Réussirait-elle à le soigner sans devoir pratiquer les pires interventions, celle qu’elle redoutait le plus ?
Lentement, comme dans un état second, elle pénétra dans la pièce dans lequel le Seigneur de Valombre se trouvait. Petite, exigüe, mal éclairait, typique des chambre ou repose les morts mais…

La baronne posa son regard sur le blessé gisant sur sa couche et écouta les explications de Marie Louise en fronçant les sourcils. La jambe, la tête, la fièvre, tout se mélangeait et elle resserra un instant la main sur sa besace pour ne pas se laisser aller.


-Merci Marie Louise je…

Elle n’eut pas le temps de finir sa phrase que la Comtesse arrivait a son tour. Adeline la salua a son tour avant de lui répondre.

-Enchanté votre Grandeur, je suis venue aussi vite que possible, et je l’espère …. Pas trop tard.

Son regard se posa sur Jake, songeuse, anxieuse. Que pouvait-elle dire finalement ? Pouvait-elle faire des miracles ? Elles ? Alors que tout lui échappait et qu’Aristote lui-même prenait un malin plaisir a lui enlever tout ce qui lui était cher… jusqu'à ses propres enfants…

-Je vais faire tout ce que je peux votre Grandeur soyez en sur. J’espère maintenant qu’il va m’entendre lui aussi et se battre.

Quelque mots presque chuchoter plus pour se persuadé elle-même que pour répondre aux questions qu’on lui posait, et Adeline posa sa besace sur une chaise avant de plonger ses mains dans une bassine d’eau poser sur une commode.
Elle était là, elle n’avait plus de temps à perdre.
S’essuyant les mains elle se tourna une nouvelle fois vers Marie Louise et la Comtesse et déclara, essayant d’être rassurante.


-Je vous remercie pour la chambre, même si je pense que je n’en aurais pas besoin… du moins pas dans l’immédiat. Je vais m’occuper de suite de messire de Valombre. Si vous avez besoin de moi pour les autres blessés je me ferais un plaisir de m’en occuper.
Marie Louise ? Avant que vous ne partiez, serait-il possible de me porter de l’eau chaude ? Et un bol de soupe pour essayer de faire manger un peu.


Et sans attendre d’avantage, la jeune Baronne s’approcha du lit pour commencer a regarder les blessures du Grand Recteur. Elle approcha une bougie pour y voir plus clair sur ce qui l’attendait et passa sa main sur la joue du Seigneur de Valombre et lui ouvrit une paupière pour s’assurer de son état. Le regard était fixe, brillant, la joue brulante, autant de signe inquiétant qu’Adeline n’essaya de ne pas montrer.

Elle changea le linge humide posé sur le front du blessé, et défit le bandage de la tete pour regarder attentivement la blessure avant de…. Grimacer…
Elle allait commencer à être roder pour ce genre de blessure, en faire même sa spécialité à force. Sauf que là… il ne s’agissait pas d’un étranger, mais d’un ami… A l’image de l’époux de sa marraine qu’elle avait tenté de sauver pour ce même genre de blessure.

Un long soupire s’échappa de sa poitrine et la jeune baronne posa sur la blessure un linge propre. Le sang avait cessé de couler, elle regarda alors la blessure a la jambe et ouvrit de grand yeux.
Pourvu que…. Pourvu que…
Quelque gestes précis pour regarder l’étendu des dégâts, Adeline se mordit la lèvre en défaisant le pansement.


-Oh Jake… Pourquoi n’es tu pas rester a Paris. Murmura-t-elle doucement en secouant la tête oubliant les personnes présentes dans la pièce. Elle se leva alors prestement et fouilla dans les malles au coté du lit de son patient.

-Me faut du plantain, des linges, du fils, des aiguilles de la bourrache de la teinture d’ail… et…

Changement de direction, elle attrapa sa besace et en sorti une bouteille de Calva.
-Et ceci…

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MessageSujet: Re: Centre de soins   Jeu 10 Nov - 19:42



Marie-Louise regardait la baronne patientant une réponse, et au moment où cette dernière allait répondre, la propriétaire des lieux arriva à son tour. Alors la servante resta un moment pour attendre ce que Dame Adeline avait à lui dire ou lui demander. Et cela ne tarda pas, elle voulait de l’eau chaude et un bol de soupe. Elle hocha la tête et dit


« Bien Madame, je m’y rends de suite. »

Et la soubrette quitta la chaumière pour se rendre dans les cuisines du château, du moins espérait-elle les trouver mais avec une langue on va partout. Et après avoir demandé son chemin, elle trouva la cuisine et Gertrude. Elle lui demanda aussitôt ce que la miresse souhaitait.

Et peu de temps après, elle revient avec un seau rempli d’eau chaude dans une main et un bol de soupe dans l’autre. Elle vient déposer le seau au pied du lit et déposa le bol sur la petite table agencée devant la fenêtre.

Et c’est ainsi que la soubrette se retira.



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Adeline de Courcy

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MessageSujet: Re: Centre de soins   Sam 19 Nov - 14:16

Attendant que Marie Louise lui apportent ce qu’elle avait demandé, Adeline avait préparé de son coté tout ce dont elle avait besoin. Instrument, potion, onguent, bandage, les minutes qui allaient suivre risquait d’être longue et interminable. Jake n’avait pas repris connaissance, et inconsciemment elle s’inquiétait, sachant pertinemment que cela n’était pas de bon augure mais elle refusait simplement d’y penser.

Marie Louise revint quelque minute plus tard. Adeline avait déjà commencer a enlever le bandage de la jambe et leva la tête un instant pour remercier la jeune femme et se replongea sur la blessure, profonde et déjà infecté. La tache n’allait pas être simple, elle devait déjà nettoyer la plaie, émondé ce qui était atteint, s’assurer qu’il n’y ait pas d’autre trace d’infection avant de pouvoir penser a recoudre. Si elle échouait dans cette partie la, elle n’aurait plus le choix que de couper la jambe du doyen et… elle se le refusait tout simplement.

N’attendant plus, la jeune femme commença avec ces gestes qu’elle connaissait maintenant si bien, par nettoyer la plaie soigneusement. Des gestes précis, minutieux, délicat, ne faisant plus attention a ce qui l’entourait.


[De longues heures plus tard….]


Combien de temps s’écoula entre le moment ou elle commença l’opération et ce moment là où elle posa ces compresses de plantain sur la plaie ? Elle ne pouvait le dire. Surement un long moment a en jugé la douleur qui se propageait dans son dos et ses épaules. Mais Adeline ne broncha pas continuant inlassablement les soins auprès du Seigneur de Valombre.

La jambe se trouvait maintenant entourer d’un pansement propre, il ne restait plus qu’a attendre que la blessure cicatrise maintenant, mais il restait encore celle à la tête. Celle qui plongeait cet homme dans une inconscience bien trop longue a son gout.

La jeune femme se lava les mains un instant, s’essuyant le front crispé par l’effort et la concentration avant de se pencher de nouveau vers le blessé. Elle défit alors le bandage et grimaça.
Ce n’était pas du tout a ce qu’elle s’attendait. Pas de grosse blessure, pas de plaie énorme, mais juste une légère coupure accompagnée d’un hématome énorme.
Du sang avait probablement du s’accumulé provoquant ainsi la bosse et l’hématome… Si elle ne faisait pas quelque chose rapidement, ce choc pourrait bien vite emporter le doyen…

Adeline se mordit la lèvre, enfouissant ses craintes et ses émotions au plus profond d’elle, et entrepris d’opérer une seconde fois. Une opération plus délicate, plus…. Dangereuse aussi, mais elle n’avait pas le choix. Et imperturbable, la jeune femme commença à dégager les mèches de cheveux du blessé pour apercevoir la source de la blessure et comme elle l’avait expliqué mainte et mainte fois lorsqu’elle avait enseigné à l’Ostel Dieu, elle commença une légère trépanation pour faire sortir le sang et diminuer ainsi l’hématome.


[De longues heures encore plus tard… Il est tard, même très tard !]

L’aiguille finissait le dernier point, enfin… tout semblait être rentré dans l’ordre et il ne restait plus maintenant qu’a faire baisser la fièvre et attendre… attendre qu’il se réveille enfin.
Adeline termina de bander la plaie et posa un linge humide sur le front du blessé avant de prendre le bol de bouillon resté au coin du feu pour tenter de lui faire boire.


-Aller Jake… fait un effort, un tout petit effort… murmura-t-elle en glissant une cuillerée entre les lèvres du doyen.


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MessageSujet: Re: Centre de soins   Dim 27 Nov - 21:24

Si mon lendemain pouvait être une trêve,
Aujourd'hui n'est que morsures,
Je tente d'y croire mais j'en crève,
De ces moments si durs.

Si mon lendemain pouvait être beau,
Aujourd'hui de la peine s'échappe de mes cris,
Je tente d'y croire mais envahit de mes maux,
Dans mon corps , j'en suis anéanti.

Si mon lendemain pouvait être un écrin de bonheur,
Aujourd'hui la pluie inonde les couloirs de ma brume,
Je tente d'y croire mais pourtant je pleure,
De me battre aux cotés de l'amertume.

Des larmes noires coulent sur mes joues,
Dans mon monde fait de remous,
La douleur me gagne mais elle s'en moque,
De toute la vie qu'elle m'extorque.

Au plus profond de moi elle a pénétré,
Depuis ce jour mes yeux se sont voilés,
Une plaie , la blessure d'un combat,
Mon coeur saigne en demandant pourquoi.

Si mon lendemain pouvait être joie,
Aujourd'hui je pense ces mots glacés de froid.



Voilà cinq jours que Jake était inconscient depuis qu’il avait perdu connaissance sur le champ de bataille devant les remparts de Poitiers. Cinq longs jours où il avait maigri. C’est un visage émacié qui se présentait à son médecin.

Et pendant ce coma, jake était perdu dans les ténèbres, une fois de plus entre la vie et la mort. Et ces visions revenant toujours le hanter comme à chaque fois qu’il frôlait la mort. Un étrange sourire déformé au sens plus qu’énigmatique s’était progressivement dessiné sur son visage depuis qu’il était tombé dans ce lourd sommeil. Son corps était chaud et son front perlait de sueur.

Gisant sur ce lit à la chaumière, il était à la mercie de ses ennemis. Il n’avait qu’à en profiter … Donner un coup de grâce définitif qui clôturerait une bonne fois pour toute son existence. La liste de ceux qui auraient des bonnes raisons de le faire était longue, très longue. Même si Jake avait toujours défendu ses convictions et ses valeurs becs et ongles, cela lui avait amené bien des ennuis. Il n'était pas impossible qu'on veuille profiter de la situation pour faire disparaître le seigneur une fois de plus qui en savait trop, mais cette fois, il était en sureté, protéger par sa bienveillante suzeraine.

La mort rôdait dans la chaumière. La mort … il est prêt à passer le pas, à rejoindre le royaume des morts et attendre le verdict suprême de Dieu. La mort est … le verbe …

Ses ennemis sûrement nombreux attendaient, tapis dans l'ombre, le bon moment pour passer à l'action. Leur détermination à tuer le seigneur ne faisait pas de doute. La cupidité est … le vouloir …

Suite aux murmures de son amie, Adeline ressenti étrangement ce sourire figé .... Quel mystère cachait il ?

Le seigneur n'avait il pas anticiper ce moment ? Cette question sûrement, bien peu de ses ennemis y avaient encore pensé. Et si la graine du doute commençait à germer dans leurs esprits ? … Ou alors il était en plein délire ... croyant avoir accédé au paradis solaire, en train de discuter avec la fée bleue, en pleine béatitude. Serait-ce aussi simple ?

Adeline lui soignait à présent sa jambe. Et le sang purulent s coulait pour choir sur les draps. Ploc ploc … les humeurs peccantes quittaient peu à peu son corps.

Le corps s’était figé dans une position rectiligne et le souffle du seigneur s'était stabiliser, ce venant pomper l'air de la pièce que trop rarement. Son coeur battait lentement ... comme rythmé par une douce et légère mélopée.

Il y avait tant de choses encore à accomplir ... sa vocation, sa quête pour la vérité ... retrouver sa dignité souillée … mettre fin à la malédiction … la compréhension de cette énigme autour de sa famille. Tant de choses qu'il voulait ... Maîtriser … le vouloir est la source de l'existence.

Il y avait tant de gens avec lesquels il aurait pu parler ... tant de gens auxquels il aurait pu extraire encore de nombreuses connaissances ... tant d’amis avec lesquelles ... s’amuser ... le verbe est la source de la connaissance.

Le plancher de la chaumière se met à émettre un grincement, trahissant la présence de quelqu'un ... Peut-être enfin un de ses ennemis qui aurait eu le courage d'en finir avec lui ?

Ils ont tant peiné à trouver des réponses ... tant à vouloir tuer le royaliste rendu félon malgré lui … mais le seigneur au grand coeur dort ... Ils se rapprochent enfin ... il sourit ... ce n'est pas trop tôt ... Alors qu'ils commencent à peine à comprendre ... le verbe de Jake a enfin atteint leur volonté ... ils ne sont pourtant que les premiers sur la liste ...

Soudain le seigneur est pris de spasmes étranges ... de convulsions ... ses paupières ouvrant sur ses orbites … Jake marmonne.

« Helena ... le vouloir ... le vouloir sera leur perte ... dans leur quête pour le verbe ... »

Mais Jake ne senti sa présence pour finalement entrer à nouveau en léthargie, un coma profond, son poux devient de plus faible et son souffle, plus lent.

Combien de fois il avait frôlé la mort ? Il ne les comptait plus, toujours pour avoir ce même message venu de l’au-delà, le vouloir et le verbe avait gérer sa vie.

A présent, son esprit vagabondait dans le noir, un noir épais qui le tétanisait … le néant … Et puis un point blanc apparu, celui-ci grossi tel une lueur qui devient lumière. Il voyait tous ses proches le saluer comme pour lui dire au revoir. Etait-ce la fin ?

Et puis le noir disparu, il était là debout sur un nuage à l’aspect floconneux, la lumière l’éblouissait un peu, une lumière céleste et solaire. Ses yeux s’accoutumèrent peu à peu à cette lumière. Il y vit alors … un ange … son ange gardien Saint Miguaël.

Et une fois de plus, son heure n’était pas encore arrivé mais cette fois, une nouvelle épreuve attendait le mortel, cette épreuve qui allait peut-être lui ouvrir les yeux sur beaucoup de chose. Et même si Jake avaient péché, il avait fait vœux de pénitence pour ceux-ci. L’archange le lui avait pardonné.

Et peu à peu son esprit retrouve son corps et se fut la douleur qui le regagne, et finalement pour sentir une cuillère se glisser dans sa bouche. Jake ouvrit les yeux en attendant la voix de son amie Adeline. Jake cracha maladroitement la soupe et se mit à tousser. Il était revenu à lui-même s’il sentait la migraine marteler sa tête.

Il avait ses yeux ouverts et pourtant … il ne voyait rien, c’était le noir complet. Était-ce la nuit ? Il aurait vu des ombres pourtant, mais là rien. Jake s’affola dans le lit


« Mes yeux ! Je ne vois plus rien ! » s’exclama-t-il ?

Jake cherchait la main de son épouse, désemparé cherchant du réconfort ...
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